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Dénutrition : repérer les signes à temps, chez les seniors comme chez les plus jeunes

On associe la dénutrition à la maigreur, mais elle peut aussi toucher des personnes en surpoids. L’Assurance Maladie donne des repères chiffrés pour la repérer rapidement : une perte de poids d’au moins 5 % en un mois ou 10 % en six mois, ou un IMC inférieur à 22 après 70 ans. Les signes d’alerte, les personnes à risque et le moment de consulter.

Un repas partagé entre une aide à domicile et une personne âgée, assiette équilibrée
Photo sous licence. Image symbolique, non contractuelle.

Les signes qui doivent alerter

La page de l’Assurance Maladie liste : une diminution des prises alimentaires depuis plusieurs semaines, une perte de poids involontaire sur les trois derniers mois (vêtements trop amples), une perte d’appétit, des difficultés à mâcher ou à avaler, des troubles digestifs, de la fatigue, des douleurs prolongées, une fonte musculaire, une peau sèche et fine, des cheveux cassants, des crampes ou fourmillements en cas de manque de minéraux, et des œdèmes aux pieds [1].

Des repères chiffrés

Perte de poids : au moins 5 % en un mois, ou au moins 10 % en six mois, par rapport au poids habituel. IMC (poids en kg divisé par la taille en m²) : inférieur à 18,5 chez les adultes de moins de 70 ans et chez les enfants, et inférieur à 22 après 70 ans. Un IMC normal se situe entre 18,5 et 25 [1].

Pour l’alimentation : une réduction d’au moins 50 % pendant une semaine, ou toute réduction pendant plus de deux semaines, est un signal. Pour l’autosurveillance, une perte de 2 kg en un mois ou de 4 kg en six mois justifie de consulter [1].

Qui est à risque

Sont cités les personnes qui se déplacent difficilement, isolées ou tristes, celles qui ont eu une maladie aiguë dans les trois derniers mois ou qui ont une maladie chronique, les personnes hospitalisées, les plus de 70 ans, et les enfants et adolescents, notamment en cas d’anorexie mentale (première cause de dénutrition chez les jeunes), de boulimie avec vomissements répétés ou d’addiction. Les personnes en surpoids ou obèses peuvent aussi être dénutries [1].

Une grille d’auto-évaluation

Plutôt que des conseils détaillés, la page propose une grille : prendre trois repas par jour, consommer chaque jour des produits laitiers, de la viande, du poisson, de la volaille ou des œufs, des fruits et légumes, et des céréales ou légumineuses, et surveiller la quantité de liquides bus. Un « vrai repas » est défini comme un repas pris assis comprenant plus de deux aliments ou plats [1].

Quand consulter

En cas de perte d’appétit, de diminution de l’alimentation ou d’amaigrissement, surtout dans une situation à risque. Pour un enfant qui mange mal ou ne prend pas de poids, et pour un adolescent qui mange progressivement de moins en moins, la consultation est aussi recommandée [1].

La Haute Autorité de santé a publié une stratégie de prise en charge de la dénutrition protéino-énergétique chez la personne âgée et des recommandations de diagnostic pour les personnes de 70 ans et plus [2]. Le médecin traitant est le premier interlocuteur.

Santé. Ces informations ne remplacent pas l’avis d’un professionnel de santé. En cas d’urgence, appelle le 15 ou le 112.

Sources et références

[1] Assurance Maladie. Dénutrition : la repérer rapidement. Page consultée le 29 octobre 2026. Signes, repères chiffrés, personnes à risque, quand consulter.

[2] Haute Autorité de santé. Stratégie de prise en charge en cas de dénutrition protéino-énergétique chez la personne âgée. Titre consulté dans les résultats de recherche le 29 octobre 2026. Existence de recommandations de prise en charge et de diagnostic.

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