L’imprudence, première cause à réduire
Selon le ministère de l’Intérieur, « un feu sur deux est la conséquence d’une imprudence », et 9 feux sur 10 pourraient être évités grâce à la vigilance et à quelques gestes simples. La page ne précise pas l’année de ces statistiques [1]. L’ONF indique de son côté que plus de 90 % des départs de feu sont d’origine humaine [2].
Les gestes concernés sont du quotidien : éteindre les mégots dans des cendriers, y compris depuis la voiture, ne pas brûler les déchets verts, faire le barbecue chez soi ou dans un espace dédié, loin des broussailles, laisser les feux d’artifice aux professionnels [1].
Brûlage et travaux en plein air
Le brûlage est en général interdit d’avril à septembre, et jamais par vent fort. Il faut se renseigner auprès de sa mairie. Les déchets verts se portent en déchèterie plutôt que de se brûler. Pour des travaux en plein air, le ministère recommande de débroussailler et de prévoir un extincteur [1].
Il demande aussi de respecter les interdictions d’accès aux massifs forestiers, qui sont décidées justement quand le risque est maximal [1].
Les obligations légales de débroussaillement
Le ministère indique un périmètre de 200 m autour des forêts, un débroussaillage sur 50 m, une extension possible à 100 m par arrêté municipal, et 10 m de part et d’autre des voies d’accès privées [1]. Le texte précise aussi qu’aucune branche ne doit se trouver à moins de 3 m de la maison [1].
L’ONF détaille qui est concerné : les propriétaires de bâtiments situés dans une zone à risque ou à moins de 200 m de bois, forêts, landes, maquis ou garrigues classés à risque. Le débroussaillement est obligatoire dans 48 départements, soit près de 7 400 communes à risque. Depuis le 1er janvier 2025, les acquéreurs doivent être informés à chaque étape de la vente d’un bien situé en zone soumise à l’obligation [2]. Pour vérifier son exposition, l’ONF renvoie à la mairie, à la préfecture ou au site jedebroussaille.gouv.fr [2].
Comment et quand débroussailler
Débroussailler ne signifie pas raser : c’est réduire la masse de végétation sur 50 m autour du bâtiment, sans tenir compte des limites de propriété, avec trois types de travaux (réduction forte, entretien au sol, nettoyage des déchets végétaux) [2]. Les gros travaux se font dès l’automne et l’hiver, la coupe de l’herbe et des broussailles se poursuit au printemps. En été, ce n’est pas recommandé et parfois interdit selon les départements, car l’intervention peut elle-même provoquer un départ de feu [2].
Protéger la maison elle-même
Le ministère de l’Intérieur conseille de ne pas installer de gouttières ni de descentes en plastique, de grillager le conduit de cheminée contre les braises, de ne pas stocker de bois, de fuel ou de butane contre la maison, d’éviter de planter près des ouvertures et d’élaguer les arbres qui ombragent la maison. Il recommande aussi de rendre la piscine accessible aux sapeurs-pompiers [1].
L’ONF rapporte qu’en 2025, dix records départementaux de surfaces brûlées ont été battus, et que, selon son article, 90 % des maisons détruites lors de feux de forêt se trouvaient sur des terrains mal débroussaillés ou non débroussaillés [2]. Ces chiffres rappellent que le terrain autour de la maison compte autant que la maison.
Sources et références
[1] Ministère de l’Intérieur. Lutte contre les feux de forêt : conseils de prévention. Publié le 1er juillet 2026, page consultée le 29 octobre 2026. Chiffres, interdiction de brûlage, obligations de débroussaillement, conseils.
[2] Office national des forêts. Comment débroussailler pour protéger sa maison des incendies. Publié le 9 janvier 2026, mis à jour le 15 janvier 2026, consulté le 29 octobre 2026. Qui est concerné, comment et quand débroussailler.



