L’ampleur du phénomène
L’OMS indique que plus d’un million de personnes de 15 à 49 ans contractent chaque jour une IST curable (sans année précisée dans la fiche). En 2020, 374 millions de personnes de cette tranche d’âge ont contracté l’une des quatre IST curables suivantes : chlamydiose (129 millions), gonorrhée (82 millions), syphilis (7,1 millions) et trichomonase (156 millions) [1].
Les IST virales sont notamment l’hépatite B, l’herpès (HSV), le VIH et le papillomavirus humain (HPV) [1].
Le préservatif
Pour l’OMS, les préservatifs sont parmi les méthodes les plus efficaces lorsqu’ils sont utilisés correctement et avec constance, y compris contre le VIH. Ils ne protègent pas contre les IST causant des ulcères extra-génitaux, comme la syphilis ou l’herpès génital [1].
L’Assurance Maladie précise que seuls le préservatif masculin et le préservatif féminin sont des méthodes barrières qui protègent des IST : pilule, implant ou stérilet ne protègent pas. Le préservatif est recommandé lors de chaque rapport sexuel et avec chaque partenaire tant qu’on n’est pas certain que le partenaire n’est pas porteur d’une IST [2]. Il ne protège pas complètement contre les papillomavirus. Lors d’une primo-infection ou d’une poussée d’herpès génital, il est conseillé d’éviter les rapports, même protégés [2].
Prise en charge des préservatifs en France
Avant 26 ans, les préservatifs sont pris en charge à 100 %, sans ordonnance ni minimum d’âge, en pharmacie, sur présentation de la carte Vitale, d’une attestation de droits ou d’une pièce d’identité. Une seule boîte est délivrée par passage. Au-delà de 26 ans, certaines marques sont remboursées à 60 % sur présentation d’une prescription [2].
Le dépistage
L’OMS recommande le dépistage pour certaines populations et certains milieux prioritaires, avec des tests rapides pour la syphilis, l’hépatite B et le VIH [1]. L’Assurance Maladie conseille de se faire dépister régulièrement en cas de plusieurs partenaires, et à chaque fois que l’on arrête le préservatif avec un nouveau partenaire régulier. En cas de symptômes ou de doute, il faut consulter sans attendre, suivre le traitement jusqu’au bout et prévenir ses partenaires [2].
Les lieux cités : CeGIDD (centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic), centres de santé sexuelle, espaces santé jeunes et services de santé universitaire, gratuits pour les étudiants [2].
Vaccination
Il existe des vaccins sûrs et efficaces contre l’hépatite B et le HPV [1]. En France, la vaccination contre l’hépatite B est obligatoire pour les nourrissons, avec un rattrapage recommandé pour les enfants et adolescents de moins de 16 ans non vaccinés. La vaccination contre le HPV est recommandée pour les filles et les garçons de 11 à 14 ans, et en rattrapage de 15 à 26 ans. Elle ne remplace pas le dépistage par frottis du col de l’utérus [2].
Traitement
La chlamydiose, la gonorrhée, la syphilis et la trichomonase sont généralement guéries par des antibiotiques ou des antiparasitaires à dose unique. L’herpès et le VIH ne sont pas guéris par les antiviraux, mais leur évolution peut être modulée. L’OMS signale une résistance croissante aux antimicrobiens, notamment pour la gonorrhée, et rappelle l’importance de traiter les partenaires pour éviter la réinfection [1].
Sources et références
[1] Organisation mondiale de la santé. Infections sexuellement transmissibles (IST)). Publié le 10 septembre 2025, consulté le 29 octobre 2026. Chiffres, prévention, traitement.
[2] Assurance Maladie. Prévenir les IST. Publié le 5 mars 2026, consulté le 29 octobre 2026. Préservatifs, prise en charge, dépistage, vaccinations.



